Morgan Roué décrit ce projet comme tel : "Depuis la nuit des temps, la mort, a toujours fait partie du quotidien de l'Homme. Prenant différentes formes selon l'époque et le lieu, les rites funéraires étaient essentiellement l'apanage du domicile et de la famille. L'essor de la médecine moderne a contribué à repousser la mort dans le temps, mais l’a aussi déplacé dans l’espace. Ce changement de paradigme implique qu'actuellement la majorité de nos paradigme implique qu'actuellement la majorité de nos concitoyens décèdent dans une structure de soin. En quelques générations, ce qui avait été hérité depuis le commencement est devenu un art évanescent. Pourtant, des Charons modernes continuent de faire voguer leurs barques, là où leurs contemporains ne s'aventurent plus.
Ces soignants, qui côtoient la mort au quotidien, j'ai voulu les mettre en lumière. Dans notre société moderne, ils symbolisent mettre en lumière. Dans notre société moderne, ils symbolisent un continuum. Celui des soins. Toilettes mortuaires, retraits de dispositifs médicaux, soins de conservation, habillage, maquillage, mise en bière. Tant de gestes, souvent insoupçonnés, avant de présenter le défunt aux familles endeuillées.
Contrairement à d'autres corps de métier indispensables, celui des agents de la chambre mortuaire est souvent resté dans l'ombre. Même si une certaine pudeur entoure le milieu l'ombre. Même si une certaine pudeur entoure le milieu funéraire, il est paradoxal à notre époque, que l'univers autour de la mort soit invisibilisé alors que d'autres sujets jugés plus sensibles il y a quelques siècles soient abordés plus librement.
Par cette série photographique, j'essaie modestement de mettre en lumière un pan méconnu des soins en France, à travers le quotidien de ces soignants de l’ombre. Dans un souci de respect envers les défunts et leurs familles j'ai opté pour de respect envers les défunts et leurs familles j'ai opté pour un rendu sobre, avec la volonté de faire évoluer les mentalités sur cette dernière étape de la vie. Cette série photographique argentique a été réalisée en immersion en chambre mortuaire de l’Hôpital Bichat à Paris, de mai 2024 à janvier 2025."


